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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 19:54

 

 

 

                                                         LES ECOLES D ARMEAU

 

Dans la première moitié du 19 ème siècle, à Armeau, il y avait environ 900 habitants. Ce nombre motivait l'importance de l'enseignement dans la localité. L'instruction largement répandue devait-être  l'instrument de l'éducation de la jeune population.

À la fin de l'Ancien-Régime en  France, 47% des hommes savaient signer (et considérés comme tels alphabétisés ) et seulement 27% des femmes. L' inégalité d'alphabétisation entre les sexes est importante.

Il a existé à cette époque une école communale de garçons fréquentée par 40 à 70 élèves selon la période de l'année, au rythme des saisons (nécessités agricoles, vendanges, moissons). Dans les premiers temps, la maison école était située dans un batiment proche du presbytère, propriété de la commune depuis la révolution, presbytère occupé par le curé de la paroisse, moyennant un loyer. Celui-ci officiait dans l'ancienne église située près du cimetière, sur la colline.

Ce batiment d'école qui ne servait plus de salle de classe depuis l'achat de la maison DUTROSNE en 1845, fut vendu en Mai 1848. Déjà, en Mai 1843 l'édification d'un batiment fut projetée sur la place de la commune, mais non réalisée.

Deux années plus tard, en Mars 1845, Mr et Mme DUTROSNE, propriétaires à Armeau, ont proposé la cession à la commune de leur maison située en retrait de la place communale. La décision fut alors prise par le conseil municipal ( Mr  Méreau Louis,  maire) qui aurait une belle cour et un jardin attenant, conserverait la place commune, ce qui isolerait la maison -école de la route très fréquentée. Cette acquisition et la remise en état du batiment couterait moins que la construction nouvelle proposée en 1843. La signature du compromis fut faite le 29 Mai 1845 L'école fut ouverte  dans cette maison jusqu'en 1877, date à laquelle des travaux furent projetés pour améliorer la sécurité et augmenter la superficie du logement de l'instituteur. A cet effet la location d'un lieu adéquat s'imposait. La maison de Mme MICHEL (Hotel Mon Ami) fut louée comme maison-école jusqu'à la fin des travaux. Célestine SIMONNET (°1825) fut l'épouse de Théodore MICHEL (°1821).

Une école de filles existait également dans la commune ( Mlle Desfonds, de1855 à 1866,créatrice). Cette école était privée ( comme il est indiqué dans les divers documents retrouvés dans les archives mnicipales) et la rémunération de l'institutrice était assurée par les parents.

L'article 1er de la loi du 10 Avril 1867 imposa à toute commune de plus de 500 habitants d'ouvrir une école communale de filles. A Armeau, l'école des filles acceuillait une vingtaine d'élèves. Cette école na été reconnue communale dans les documents administratifs consultés qu'en 1876.  

Le batiment qui abritait l'école des filles (actuellement salle des fêtes située rue de l'Eglise) appartenait à Mr BOURCY en 1882. Un bail de location , expirant peu après 1882, permet de penser que la maison BOURCY  n'était pas encore propriété communale. Un loyer était toujours versé en 1886.

Date d'acquisition par la commune en 1894.

Un extrait du règlement des écoles primaires devait etre affiché à la porte de chaque classe.

Celui-ci est visible à la bibliothèque d'Armeau.

Le 9 Juillet 1882, la préfecture demande à la municipalité de se prononcer sur l'utilité de créer une école mixte au hameau de Palteau et l'invite à délibérer sur ce sujet. Le conseil municipal indique  qu'il y a songé depuis longtemps mais  qu'en présence de charges excessives qui pèsent sur la commune depuis plus de 15 années par suite des travaux de toutes sortes (construction d'une église neuve avec son clocher, de la maison-école et de la mairie), mais considérant  que l'instruction étant essentielle, elle doit espérer l'octroi de subventions pour la construction à Palteau d'une école mixte.

En 1927, le préfet demande à ce que l'école des filles et celle des garçons soient regroupées pour des raisons économiques. Mais, encore à cette date, c'est dans la maison BOURCY que l'institutrice officie. Il a fallu attendre 1945 la fin des hostilités pour que les deux écoles soient réunies dans un même batiment.

Par manque d'effectif suffisant, l'école fut fermée sous la mandature de Mr MARQUENET.

Une étude a été faite en vue du regroupement pédagogique avec VILLEVALLIER, commune voisine, en 1994 ( Mr LEJEUNE,maire).

En 1997 (Mme GUILLOU,maire) , la réouverture d'une classe est envisagée, mais finalement la proposition n'a pas été retenue.

C'est ainsi qu'en 2002 (Mr GIROD maire) le conseil s'est prononcé pour la dissolution de la caisse des écoles dont les statuts avaient été promulgués en 1882, la fermeture de la classe étant définitive.

 

 

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 17:06

                      PIERRE QUILLARD (14 Juillet 1864 - 4 fevrier1912) ARMEAU-52-Pierre-Quillard.JPG

 

  Nous avons célébré en 

 Février 2012 le centenaire de la mort de cet humaniste, homme de lettres, poète et défenseur des droits de l'homme. Son enfance et son adolescencence se sont deroulees a Paris dans le 12 eme arrondissement. Descendant par sa mère Marie Joséphine PAYOT (épouse François Quillard) Pierre a toujours séjourné auprès de sa famille maternelle d' Armeau (Yonne), pour les vacances d'été, quand il n'était pas à Constantinople comme professeur de Français ou journaliste.

De nombreux documents le montrent en compagnie de Charles Quillard et de son cousin germain Maurice. Ses attaches à Armeau remontent au 18 ème siècle dont ses ancètres PAILLOT y ont vécu, l'un tonnelier, l'autre marchand de bois.... .

 

PIERRE QUILLARD à ARMEAU

La maison du 8 Rue de Bourgogne a appartenu  à Jean Baptiste PAILLO T (+ 26 Aout 1847 à A.) et à Marie Prudence Simonnet (son épouse,  père : Edme Simonnet garde port à Armeau)

Un partage des biens a été effectué le28 Mai 1848 au profit entre autres aux enfants : Jean Baptiste Timothée, Virginie, Eulalie et Marie Prudence Pélagie.

Cette maison a donc été la propriété de Paul Marie Camille PAILLOT (soeur Louise) , fils de J B T Paillot. De ceux-ci,  la maison et les terres ont été cédées à Pierre QUILLARD qui a acheté la maison sise au 8 Rue de Bourgogne sur la route nationale  le 15 Juin 1888.  Ernest PEYROL en est devenu propriétaire, par devant Maitre Antoine MOREAU V/Yonne,  en 1896.

 

 

Pierre Quillard dont la famille maternelle est issue du village d'Armeau (du côté maternel), aimait à fréquenter ces lieux pour pratiquer de la yole, de la barque sur la rivière, et pratiquer la pêche à la ligne lors de ses séjours estivaux. 

On peut le voir en photo dans son embarcation avec Charles Quillard.

Bien souvent il reçut Valette et Rachilde à Armeau (photograhiés Rue du Portail, ainsi que sur une embarcation sur l'Yonne) avec lesquels il a collaboré au "Mercure de France".

Souvent il fréquentait Mallarmé à Valvins et sy rendait souvent avant de rejoindre sa famille à Armeau pour leur séjour d'été.  Le musée de Valvins conserve quelques lettres de P.Quillard à Mallarmé.

 

 

 

 

 

                                                                             

  contact: philippepeyrol@hotmail.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

                                         PAUL ROBERT(1910-1980)

 

 

A installé sa résidence dans l'ancien presbytère d'Armeau (Yonne)

 

 

2 articles, l'un de Catherine TOULLIER et l'autre de Noel CHEVAUCHEZ ont paru dans la revue "Les Etudes Villeneuviennes",

Numéro 41, année 2010, Bulletin des Amis du Vieux Villeneuve, 7 Fbg Saint LAURENT 89500 Villeneuve sur Yonne

  ARMEAU-Le-Presbytere.JPEG

 

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 12:44

  Vierge, sculpture du 14° siècle, hauteur  105 cm, propriété d'une association diocésaine.

 

  DESCRIPTION:

 

                               Vierge assise sur un siège sans dossier, la main droite tient la tige d'un sceptre qui a été brisé; la main gauche soutient l'enfant auquel elle donne le sein.

 

 

                                 L'abbé DAVOT, curé de la paroisse ,dans son bulletin trimestriel "L'AMI D'ARMEAU"  de 1903

a fait paraitre dans sa chronique paroissiale l'article suivant:

 

Le 6 Aout dernier,

Monsieur le Maire d'Armeau communi-

quait  à M. le Président du Conseil

de Fabriqueun arrêté ministériel

ainsi conçu:

 

 

 ARRETE.

 

Le Ministre de l'Instruction  publique et des Beaux Arts,

Vu la loi du 30 Mars 1887 pour  la conservation des monuments

et objets ayant un intérêt historique  et artistique:

Sur la proposition du Directeur  des Beaux arts et la Commission

des Monuments historiques entendue,

 

arrête:

 

Art.1. - L'objet ci-dessus désigné est classé  parmi les monuments historiques:

Yonne

Eglise d'Armeau

La Vierge et l'Enfant, statue assise, pierre peinte, XIV° siècle

etc..... .

 

Paris le 4 Juillet 1903, signé CHAUMIE

 

Monsieur le curé DAVOT termine par ces mots:

Voici donc notre vieille Vierge de l'ancienne église classée parmi les monuments historiques du département. Depuis six siècles, cette antique statue voit défiler devant elle les fidèles paroissiens d'Armeau. Ah! si elle pouvait parler.

 

 

 

Photographie de la statue de la vierge. 

 

  vierge-et-l-enfant[1]

 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 18:33

     L'église  en 1866    et la fontaine Saint Sulpice

 

 

La légende de Saint Sulpice le Pieux, évêque de bourges au VII° siecle, assure qu'en se rendant au concile de Reims en 615, et empruntant des chemins traversant le département, il laissa des souvenirs qui sont demeurés dans la mémoire des habitants.

 

Située au Sud-Est d'Armeau,la fontaine Saint Sulpice se tenait à peu de distance de l'ancienne église, perchée à l'extrémité d'une colline abrupte qui surplombe le village et la vallée de l'Yonne. Son eau passe pour guérir de la goutte.

 

"L'église paroissiale de Saint Sulpice à deux nefs,etait située sur une hauteur éloignée du village. On y trouvait des vestiges de constructions. Longueur du vaisseau 21,25m , largeur aux nefs de 10,55 m largeur au sanctuaire: 6,90m, hauteur de la voute à la nef: 9,60m; hauteur au sanctuaire: 6,10m.

L'extérieur est pauvre, percé de petites baies cintrées au pignon de l'ouest et au dessus de la porte située au pied du bas côté.

Intérieur: nef voutée en bois. avec arc-doubleau à  bandeau du XIII°s. Au pied du choeur, chapelle  de la même époque avec voute aux nervures formées d'un gros tore portant sur quatre têtes en console aux angles, avec clef sculptée de feuillages; les deux baies qui l'éclairent sont en forme de lancette.

Le chevet droit est percé de deux petites baies cintrées à chanfrein, annonçant le XIIIs.Du côté sud de la nef, le bas côté est pauvre. Dans la sacristie, plat de cuivre de style allemand du

XIV°s, reproduisant en relief la scène de l'Annonciation. Dans l'église, sur la cloche,datée de 1671,on lit les noms de Françoise Marguerite de Silly, comtesse de Joigny et de Louis de Guidotti, écuyer, capitaine de la même ville".

 

Histoire de l'yonne,,,,M.Quantin,1866,p171.

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 13:52

 

 

 

                                             

 

 

 

 

 

                                                    Document en cours de constitution

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 11:29

                                      DIFFERENTS TYPES DE CHEMINS AU 19ème S.

 

 

 

Les chemins étaient divisés en 5 types :

 

 

1-      Largeur de 4 pieds (1,30 m), sentier, raccordait un grand chemin à un autre. On ne pouvait pas y circuler à charrette.

 

2-      Largeur de 8 pieds (2,60 m), carrière, les charrettes pouvaient y circuler l’une derrière l’autre et le bétail à la queue leu leu, croisement assorti de fréquentes collisions.

 

3-      Largeur de 16 pieds (5,20 m) où les charrettes pouvaient se croiser de part et d’autre.

 

4-      Largeur de 32 pieds (10,40 m), chemins qui menaient aux villes ou aux chateaux,et sur lesquels un péage était exigé pour y circuler.

 

5-      D’une largeur de 64 pieds (20,80 m) furent construits, sous Jules César, les chemins en ligne droite.

 

 

 

ALLURE                                           VITESSE en Km/h

 

 

Galop                                                             36

 

Grand trot                                                      14,4

 

Trot ordinaire                                                 10,8

 

Trot                                                                7,9

 

Pas ordinaire                                                  3,9

 

 

           

 

 

La lieue était mesurée à 2.000 toises (contre 2.283 pour la lieue commune et 2.400 pour la lieue de poste, soit 3,9 Km.

 

 

 

 

 

COMPTAGE EDICTE  en 1844 / 1845

entre Villeneuve la Guyard et Sainte Magnance.

 

 

 

 

 

 

       
Lieux de Comptage des Hommes à Pied  à Cheval  En voitures chargées 
Suspendues
 
         
Entrée du Département
(Villeneuve la Guyard) 
402 21  124   
         
Entre Pont sur Yonne et Sens 671  37  204   
         
Entre Sens et Villeneuve/Yonne 532   15 122  
         
Entre Joigny et Bassou 349 35 74  
         
Entre Appoigny et Auxerre 1142 22 191   
         
Entre Vermenton et Lucy le Bois 33 2 80   
         
Sortie du Département
(Sainte Magnance)
45 2 84  
         

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 13:10


VOUS RECONNAISSEZ-VOUS ?
























 

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 13:08

 

 LISTE DES MAIRES DE LA COMMUNE D’ARMEAU  (YONNE) **

 

Depuis 1793, la gestion de l’état civil de la commune d’Armeau a été confiée à l’administration municipale. Auparavant les registres étaient tenus par le curé de la paroisse. Le suffrage universel n’a vraiment été appliqué qu’à partir de 1870. Auparavant, sous les différents régimes, le préfet, représentant tant l’empereur que le roi, nommait le maire, l’adjoint et le conseil.  Les élections municipales ont lieu habituellement en Mai.

 

                          

     Maires                                                                                                         Chefs d’état

Mr de Richemont                                               1800 à 1816                        NAPOLEON 1er

Mr de Formanoir                                                1816 à 1819                        LOUIS XVIII

Mr le comte de Champlost                               1819 à 1831

Méreau Louis                                                     1832 à 1860                        LOUIS NAPOLEON

                                                                                                                          NAPOLEON  III


Kadot Léonor Comte de Sebeville                 1861 à 1869                        TROCHU Louis Jules, 1870

Courtault Louis Eugène                                    1871 à 1874                        Adolphe THIERS, 1871-1873

                                                                                                                          MAC MAHON, 1973-1879

Gaucher Antoine                                                1875 à 1881                       

                                                                                                                          Jules GREVY, 1879-1887

Cathelin Jean Baptiste                                       1881 à 1882                       

+ en 1882, remplaçant 1er adjoint  Gaucher Antoine

Hector Poitrat (intérim)                                      1882 à 1884       

Moreau Jean Baptiste                                        1884 à 1887

Valentin Ernest                                                    1887 à 1891                       SADI CARNOT, 1887-1894

Jean Louis Gaudin                                             1892 à 1896                        Casimir PERIER, 1894-1895

                                                                                                                          Félix FAURE, 1895-1899

Valentin Ernest                                                   1897 à 1912                        Emile LOUBET, 1899-1906

                                                                                                                         Armand FALLIERES, 1906-1913    

Suite à l’affaire opposant la commune au conseil de fabrique  sur l’édification d’un appentis accolé au mur de l’église,  le conseil municipal (Valentin Ernest, maire) a démissionné  en octobre 1898 ; demande acceptée par le préfet  en octobre 1898. Par un arrêté préfectoral du 8 octobre 1898, le préfet demande à  Poitrat Gustave, ( resté seul en poste, et qui a fait fonction de maire), de convoquer les électeurs le 30 octobre 1898. Le conseil municipal élu ce jour a de nouveau réélu Valentin Ernest maire..

Clériot Casimir                                                    1912 à 1919                 Raymond POINCARRE, 1913-1920

Delidais Camille                                                  1919 à 1925                        DESCHANEL 1920

                                                                                                                         Alexandre MILLERAND, 1920-1924

                                                                                                                         Gaston DOUMERGUE, 1924-1931

Clériot Casimir                                                    1925 à 1934                        Paul DOUMER, 1931-1932

Fouet Henri                                                         1934 à 1939                       Albert LEBRUN 1932-1940

Clériot Lucien                                                     1939 à 1953                        Régime de Vichy Ml Pétain

 En 1945 le vote des femmes est institué                                                      V. AURIOL° et René  COTY

                                                                                                                        (1953)*

 Marcel COLLET                                                 1953 à 1965                        1958- 1969°° Charles de   GAULLE                                                                                                                                                           Georges POMPIDOU

 Jean-Charles PANCHETTI                               1965 à 1982                        1974 -1981°° V. GISCARD                                                                                                                                                                             d’ESTAING

                                                                                                                         1981-1995 °°François MITTERRAND

RolandMARQUENET                                       1982 à 1989                augmentation mandat pour élections                                                                                                                              députés     

Jean LEJEUNE                                                      1989 à 1995

 Jacqueline GUILLOU                                          1995 à 1999                       démission

                                                                                                                         1995-2007°° Jacques CHIRAC

 Guy CRISTIAN                                                    1999 à 2001                        termine le mandat Guillou

Christian CAFARDY                                            2001 à 2001                       démission

Yves GIROD                                                          2001 à 2008               augmentation de la durée du mandat                                                                                                                               pour  élection  présidentielle  2007 

Gilbert LAIR                                                        2008 à 2012                        Nicolas SARKOSY (2007-2012)

                                                                                                                     et François HOLLANDE (2012-     ) 

Roland CHASSELOUP                                          2012-2014                    poursuit le mandat Lair décédé.

Yves GIROD                                                           2014-                            François HOLLANDE (2012-    )   
 

 

 

 

*Président de la république doc. QUID 1998 et mises à jour.

** Liste relevée sur les registres des mariages de la commune d’Armeau (de plus de cent ans) et autres documents municipaux (de consultation autorisée).



   

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 18:39

                                                                                                         ARTICLE EN COURS DE CONSTITUTION.

 

LES PUITS COMMUNAUX EN 1933

           
                Les habitants d'Armeau sont alimentés par des puits de profondeurs diverses, à niveau variable, influencés, au point de s'assécher, par périodes de basses eaux de l'Yonne, rivière dont ils sont tous tributaires. Ces puits sont des réceptacles de ruisselement et parfois même des eaux ménagères. Ils fournissent une eau de qualité douteuse et dans ces conditions des épidémies d'origine hydique sont à redouter.


            Les puits communaux ne délivrent plus qu’une eau de médiocre qualité, due au croupissement causé par le déversement des eaux de ruissèlement, ainsi que des eaux usées, à la baisse du niveau de la rivière, raréfiant souvent la nappe.

            Les hameaux sont alimentés par des citernes et des mares qui sont en ce moment dépourvues d'eau en raison d'une sècheresse persistante.
            Un sourcier, venu récemment prospecter la région affirme qu'il existe au nord du village un fort courant souterrain venant de la forêt d'othe, coulant d'est en ouest , dont les eaux pourraient être captées à une profondeur telle que les eaux du bourg seraient disponibles par gravité, évitant avantageusement des frais d'exploitation élevés pour la commune
            C'est pour ces raisons, afin d'améliorer l'hygiène ,générale par la distribution d'une eau alimentaire pure aux habitants, qu'une étude d'un projet d'adduction d'eau potable est lancée.       
            Dès le début du 20ème siècle (1902), la recherche d’une solution de distribution d’une eau potable toute l’année s’est imposée.
            Monsieur Morandi, ingénieur puisatier à Migennes, est chargé d'effectuer le forage d'un puits à l'emplacement que fixera le géologue et selon ses conditions .
         

 

Création d’un syndicat.

 

Projet et financement.


1/06/1902 : recherche d’eau dans la vallée, 1000 frs.

24/05/1903 : Budget voté pour la recherche d’eau dans la vallée, 1500 frs.

1905 : des crédits sont votés pour la recherche d’une source, 2100 frs

 

            En 1933 a été effectivement proposée l ‘étude de cette adduction.

(projet d’adduction (2°tome, page 58a, 21/09/1933)  Un projet de captage a été envisagé par la mairie : ce projet consistait à capter une eau en provenance du ru de la vallée,  moins sujette à la variation du débit et à la pollution, permettant par captage de son eau  d’obtenir une constance dans le débit et dans la qualité. La décision a été prise d’étudier le forage de puits  afin de déterminer le meilleur emplacement.

           Après la seconde guerre mondiale, en 1953, fut décidé la reprise des contacts afin de réaiser l'adduction d'eau potable dans la commune. Les travaux débutèrent en 1954.

           Vers 1950 (1953), la municipalité a fait construire deux stations de pompage, avec canalisations, pour les besoins d’eau potable, à volonté pour les populations et le bétail. L’une prenait l’eau par infiltration de la rivière, au sud du pays, avec un refoulement dans un réservoir enterré de 150 M3.

Sur la hauteur de la pente du coteau Sud. L’autre, avec ses pompes, capte l’eau du ru du vau au fond de la vallée, et  la refoule dans un réservoir construit en hauteur, contenant 50 M3 au grand chêne, pour desservir Palteau. Cette pompe fut condamnée pour des raisons sanitaires en 1975.      

              En 1953 existait encore une fontaine publique en brique dont la pompe était usée, Place de la Mairie. A l'instigation de Mr Noise, conseiller municipal, la fontaine gênant la visibilité des voitures, fut détruite en 1957, l'achat et la pose d'une prise  d'eau fut envisagée et réalisée rue de la Rivière (Rue de l'Yonne)  en retrait de la place. 

           En 1965, une station de pompage relais a été faite au tournant de  la route conduisant à Palteau, prenant l’eau par vase communicant au réservoir d’ARMEAU, pour être refoulée sur Palteau, renforçant le débit de la précédente installation, et cette demi fin de siècle fut le plus prospère de tous les temps par les rendements de la terre, les industries et le commerce.





 

PICT0034.JPG              en 2009.(avec les Tags)


img046---Copie.jpgConstruction d'un réservoir enterré (1960)

 



 

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 08:09

                           " Aperçu"   chronologique du lieu





EPOQUE GALLO ROMAINE

 

 

 

EN 50 AVANT J C, Jules César entreprit de soumettre les Sénones et dirigea contre eux une de ses légions commandées par LARENIUS. Les Sénones se battirent courageusement, sous les ordres de leur chef Drapès  ( il existe encore aujourd’hui à SENS une Rue DRAPES) . Un combat eu lieu à 2 Km à l’ouest de Villeneuve, au « CHAMP-CHATEAU » .Grâce la supériorité de leur tactique, les romains triomphèrent des Sénones. dans la plaine de Grenelle.

 

En 50 avant J C , la légion de LABENIUS, revenue de Lutèce où elle avait dans la plaine de grenelle infligé une sanglante défaite aux parisiens de Camulogène, stationnait à Sens, lorsqu’elle fut appelée en renfort par Jules César qui, remontant de Gergovie et marchant sur Alésia, l’attendait à JOIGNY. En raison des difficultés de circulation, on utilisait alors les cours d’eau et les mauvaises pistes qui les bordaient. De SENS à LAROCHE, la légion suivit le cours de l’Yonne et une fraction de ses éléments traversa ARMEAU.

 

Au cours de la période Gallo-Romaine, le christianisme fut préché dans la région, qui elle aussi eut ses martyrs ; St Bris à Auxerre, St Savinien et St Potentien à Sens. Au début du 5° siècle, Saint Germain, évêque d’Auxerre, connut une renommée qui s’étendit bien au delà du cadre régional puisque Sainte Geneviève portait au cou la médaille de cuivre que lui avait donné l’évêque quand elle protégea Paris de l’invasion des Huns.

 Pendant les quatre siècles qui suivirent, le hameau vécut la paix romaine . on parla le latin dans la région. Villeneuve était appelée à cette époque « Villa longa » ; Armeau portait déjà le nom d’Hermolium et Valprofonde celui de « vallis profunda », appellation que l’on trouve aux environs de 1150 dans le Pouillé de l’évêché de Sens.

 Une voie romaine longeant la rive gauche de l’Yonne   de SENS  (Genabum ) à AUTUN (Augustodunum et antérieurement Bibracte). Elle passait par Villeneuve (villa longa), Saint Julien du Sault (Sanctus Jumianus), Joigny ( Joviniacum Autricum)) et Auxerre. 

  Une voie romaine secondaire  reliait Sens à ALISE sainte Reine (Alésia), par Villeneuve l’Archevêque et Cerisiers. Elle évitait donc Armeau qui se trouvait ainsi entre les deux voies romaines et séparée de la première par le cours de l’Yonne. Ceci explique pourquoi le village eut beaucoup moins que Sens et Villeneuve  à souffrir des invasions et des opérations de guerre du moyen âge.

A Armeau, ne passait qu’une mauvaise piste gauloise allant de Villeneuve à Joigny.

 

          Dès l’époque romaine, un pont de bois franchissait l’Yonne dans chacune de ces deux villes ; ces ponts ne furent remplacés par des ponts de pierres qu’au 13° siècle. La piste gauloise devait en partie sa raison d’être à l’importance industrielle de Dixmont, qui même avant l’arrivée des romains était le centre métallurgique de la région.

 

           Des fonderies de fer, fabriques d'armes et outils, s’y étaient installées très tôt à proximité d’un gisement de lignite, gisement long de plusieurs kilomètres, et dont les traces se retrouvent encore auprès des ruines du prieuré de l’Enfourchure.

 

           En ces lieux, par la suite, a existé une villa bâtie par un praticien romain appelé ERMOLIUS, villa entourée de chaumières, lieu qui fut appelé ERMOLIUM par le clergé, ARMENIUS par les protestants et par la suite, AERMOLE, ERMEAU, ARMAUX et ARMEAU. 

 

            Une étude de l’abbé JOURDE, curé d’ARMEAU en 1850 invite à croire qu’à cette époque gallo romaine s’élevait sur la colline où est situé le cimetière actuel, une importante villa bâtie par un patricien romain appelé Ermolius. Autour de cette villa se seraient groupées quelques chaumières et le nom d’Ermolium aurait alors été donné à cette agglomération.

             Les gallo-romains ont pu bâtir également une construction d’une certaine importance comprenant un établissement thermal (selon certaines découvertes du début du 19° siècle).

            Mais, par la suite, selon certaines recherches, il a été reconnu qu’il existait des fondations à mettre à jour pour bien déterminer les origines.

 
            Des photos aériennes ont été prises et auraient été déposées au musée de Sens.


" Le village est situé en rive droite de l'Yonne, sur une étroite bande de plaine alluviale, au pied d'un fort relief boisé. Au lieu dit  {LES SABLONS}, bas de la côte du drécuit, (673,7 à 674/2337,6à 2338,1) en sauvetage urgent, Champlaut en 1948, puis en prospetions terrestres, D. Peretto, ont étudié un puits gallo-romain où le fouilleur a recueilli de la céramique et de la faune.
A la côte du drécuit, en prospections terrestres, J. Nicolle et D. Perrugot, à mi-chemin entre la RN 6 et le bas du coteau, ont vu des substructions antiques (couvrant environ 500 m2) en cours d'arasement par les labours. Les découvertes de surface consistent en moellons, tuiles romaines et fragments de pilettes d'hypocauste, associés parfois à du mortier rose. Le matériel céramique prospecté est daté du 1er au 4ème siècle. Suite à un effondrement,  la présence d'un puits est envisageable : D. Perrugot, 1984a, p17." 


                      

                               (018-ARMEAU  Jean Paul DELORS (L'yonne 89 . Cartes archéologiques de la Gaule.) 

 


 

                                                                                               *****

 

 

        ''  Pendant un certain temps ce fut une vie simple, mais constamment mouvementée par d’autres groupes en 451 par les guerres barbares des Normands et des Sarrasins qui détruisirent Villeneuve et ses  environs lorsqu’ils traversèrent la région d’ARMEAU , quand ils déferlèrent de Troyes vers Orléans et lors de leur repli d’Orléans vers l’Aube, talonnés par AETIUS, chef des guerriers de toutes les tribus gauloises, coalisés pour la première fois. Grâce à l’ardeur combative des francs, de MEROVEE, qui formait l’avant garde de l’armée d’AETIUS , Les Huns allaient être quelques jours plus tard, mis en  déroute Auprès D’ARCY sur Aube à la bataille des champs Catalauniques, « la plus grande mêlée humaine depuis l’origine des temps » où 200.000  hommes trouvèrent la mort. C’est au passage de ces hordes d’ATTILA que Sens et Villeneuve sur Yonne furent détruites à cette époque. L’invasion des huns a eu lieu en 451".

 

        "  Au 8° siècle, ce fut la ruée des Sarrasins. Les envahisseurs, pendant l’été 731, après avoir ravagé Auxerre, se sont dirigés sur Sens qu’ils assiégèrent sans cependant parvenir à prendre la ville. Le gros de leurs forces emprunta sûrement la voie romaine, mais on ne sait pas si Armeau fut dévasté".

 

          Par contre, Armeau subit l’invasion, des normands. Ceux ci assiégèrent Paris en 887. Pour les éloigner, Charles le Chauve les autorisa à hiverner en Bourgogne, ce qui à proprement parler signifiait à piller la Bourgogne. Leurs barques remontèrent la Seine, puis l’Yonne. Ils assiégèrent Sens qui leur refusa le passage, si bien qu’ils furent contraints de contourner la ville en tirant leurs embarcations sur le rivage. Ils continuèrent ensuite à remonter l’Yonne, se vengeant sur toutes les bourgades qu’ils traversaient. C’est ainsi qu’ils détruisirent Auxerre. Armeau ne fut probablement pas épargné.

 

          A l’arrivée au trône de France des capétiens descendants du comte Eudes, défenseur de paris contre les normands, la région de Sens fut entraînée vers la France alors que Joigny et Auxerre continuaient à dépendre du duc de Bourgogne. Armeau se trouva alors de fait village frontière en zone royale. Cinq cent ans plus tard,

Il devait être rattaché à la Bourgogne tandis que Villeneuve continuait à dépendre du roi de France.

 

 

          Aux environs de l’an mil, la région connut une véritable floraison de couvents et d’abbayes. Celle de Vezelay en 864, celle de Cluny en 900, celle de Citeaux en 1100.

 

En 1100, près d’ARMEAU, à Valprofonde, l’abbaye de Saint Marien d’Auxerre installa un couvent de Prémontrés.

En 1163, un abbé de cette abbaye, Milon de Traye, soucieux de protéger ses religieuses de VAUL PARFUNDE contre les incursions de toutes sortes, offrit au roi de France, Louis VI, des terres de l’abbaye de Villeneuve à la condition que le roi fit bâtir des fortifications.

C’est à cette époque que Villeneuve, devenu bastion avancé de Sens perdit son appellation de Villa Longa et se nomma Villa nova Régis ( Villeneuve le Roi).

 

Il est très probable qu’à cette même époque le hameau d’Ermolius reçut la dénomination d’Hermeau qu’on lit sur un atlas de 1304.

 

En 1318,sur un acte royal de Philippe V le long, bien que le Pouillé de Sens fasse état en 1350 d’une « taxe de 40 sols imputés à la paroisse d’Ermole », et qu’en 1369 le même Pouillé accuse une recette de 125 sols, don du « CURATUS » d’Ermole à l’archiépiscopat de Sens. La dénomination actuelle d’ARMEAU n’apparaît pour la première fois qu’en 1495.

 

Il n’y a nullement lieu de s’étonner de ces variations de désignations, reflet de la fantaisie et de l’absence totale de précision, qui caractérisaient les scribes de l’époque.

 

Quoiqu’il en soit, la situation du village paraît bien avoir été la suivante : au début du 12° siècle, sur la colline du cimetière se dressait une église romane à l’emplacement de l’ancienne église mérovingienne. De cette église subsistait encore en 1850 la grande nef terminée par un chœur dont la voûte était soutenue par des arceaux massifs en plein cintre. L’abbé Jourde, curé d’ARMEAU en 1850 laisse entendre que cette église communiquait avec une abbaye, filiale de l’abbaye de Dilo, et placée sous le vocable de Saint Antoine dont le nom est resté d’ailleurs au vallon.

Le pouillé de Sens de 1350 indique que la paroisse d’Armeau dépendait alors du doyenné de Saint Florentin. Le patron vénéré de l’église était Saint Sulpice.

 

Quant au village, au 12° siècle, il était déjà dans la vallée à son emplacement actuel. Il était descendu dans le val après la fin des invasions et surtout après l’instauration des prévôtés royales qui avaient mis un terme aux agissements des bandits de grands chemins, désignés à l’époque sous le nom de LATRUCUNLI.

 

 

Pendant cinq siècles, Armeau fit partie du fief de Malay le Roi (aujourd’hui Malay le petit à 5 km Est de Sens) avec Palteau, Erimont,  Villechétive, Pont sur Vanne, Villiers Loys, Noé et Vaumour. Ce fief demeura fief royal jusqu’en 1318. Une dîme ecclésiastique y fut jusqu’à cette date perçue par l’abbaye de Dilo, à qui elle avait été concédée par l’évêché de Sens.

 

            Au début du 13° siècle, Philippe Auguste accorda aux habitants de ce fief royal le même statut que celui du fief de Lorris (5 km S.O. de Sens). La charte de Lorris était particulièrement libérale pour l’époque. Etait considéré comme homme libre tout serf qui pouvait justifier de 1 an et 1 mois de résidence dans sa paroisse. Il possédait alors, sans redevance, des droits de chasse et de pèche, le droit de l’élection des représentants communaux ainsi que le droit à la justice royale, rendue pour l’ensemble du fief de Maley le roi à la tour de Sens.

 

 

            Par la suite, à un certain moment, des groupes reprirent les lieux mais d’autres événements, en 1166, le monastère ou villa furent détruits et l’église avait souffert. Ce lieu se trouvant en ruine, les moines chassés, les occupants durent abandonner ce site pour aller se fixer sur le grand plateau côté nord ou ailleurs sans laisser de traces durant un certain temps. Cette présence d’occupants autour de l’église durant une assez longue période, paraît être justifiée à la suite de découverte d’un grand nombre d’ossements en terre peu profonds et orientés vers le soleil levant, de provenance humaine dans la pente , côté cimetière .

Il pouvait exister comme ailleurs une bande des pillards dits écorcheurs, coquillarts se réfugiant en forêt, sans toutefois avoir  laissé trace de gîte.

 

 

             En 1318, par un acte royal du 17 Mars, que l’on peut lire aux archives nationales, le roi de France Philippe V le long, céda le fief de Masley le Roy (dont Armeau faisait partie) à Jean, comte de Joigny, à titre de récompensation, c’est à dire en échange de la mouvance qu’avait ce dernier sur la ville de Château Regnard, récemment acquise du comte  de Sully. A partir de cette date, Hermeau releva de la bourgogne sans que pour cela le statut des habitants fut sensiblement modifié, si ce n’est que la dîme ecclésiastique cessa d’être perçue dans la région par l’abbaye de Dilo pour l’être par les hôpitaux de JOIGNY.

 

 

            Au cours de la guerre de cent ans, les habitants furent au début peu inquiétés par le flux et le reflux des troupes engagées. La région fut par contre occupée en 1360 par les armées d’Edouard III venant de Tonnerre, dont le duc de Bourgogne n’avait évité le sac que par un versement de 300.000 écus.

Avant de marcher sur Paris, ses armées séjournèrent dans la région d’ARMEAU qui souffrit durement.

 

 

            Deux lettres qui se trouvent aux archives départementales de l’Yonne en font foi. L'une, datée de 1360, émane des chartreux de l’abbaye de Dilo. Ils écrivent au dauphin Charles que leurs maisons avaient été pillées et brûlées et qu’ils avaient dû interrompre le service divin et se réfugier à l’abri des fortifications de Saint Florentin. L’autre est adressée en 1370 à Charles V par les chartreux de Valprofonde. Ils y précisent qu’une chevauchée des anglais a « destruyz et gastez tout leur domaine et qu’il ne leur reste plus que la terre pour vivre ».

 

 

            Si, comme le laisse croire l’abbé Jourde, une abbaye de Saint Antoine a existé sur la colline du cimetière, c’est à cette époque qu’elle aussi fut détruite, car les Pouillés du diocèse de Sens de la seconde moitié du 14° siècle, ne font pas mention de son existence.

 

            Le 12 Juin 1420, Armeau vit passer sur l’Yonne une flottille de chalands qui remontait la rivière. Le chaland de tête disparaissait sous les fleurs. Il portait dans un cercueil plombé le corps de Jean sans Peur que le duc de Bourgogne ramenait pieusement à Dijon, de Montereau où avait eu lieu son assassinat. A Sens, le cercueil avait été porté à la cathédrale où une cérémonie avait eu lieu. Replacé ensuite sur l’embarcation, il était, à son passage à Armeau, escorté par des barques de Sens qui devaient l’accompagner jusqu’à Joigny.

 

            En 1421,les anglais d’Henri V, qui n’avaient pu se rendre maître de MELUN et de MONTEREAU, réussirent à prendre VILLENEUVE et y logèrent une garnison. Elle n’en fut chassée qu’en 1430. Durant ces neuf années, les habitants de la région subirent les réquisitions ainsi que les pillages et les exactions dont se rendirent coupables les occupants. A cette époque et durant les 30 années qui suivirent, ARMEAU vécut les jours les plus sombres de son histoire. Très peu de temps après le départ des anglais, arrivèrent les écorcheurs et ensuite les coquillards. Les uns comme les autres, étaient des soldats licenciés, groupés en bandes armées qui semaient la terreur.

 

            En 1457, ce furent la misère  et la peste. Une épidémie de peste ravagea la région. Elle fut particulièrement meurtrière du fait de la sous-alimentation dont la population avait longtemps souffert. Lorsqu'on le jugeait encore possible, les malades étaient transportés à Villeneuve sur Yonne pour y être « par mesure d’hygiène » réunis à la Maladrerie de Saint Mars. Les victimes étaient conduites dans cet hospice, créé en 1211 et délaissé en 1700, lequel est situé en aval côté gauche de l’Yonne : la maladrerie.  Bâtiments avec chapelle, qui sont devenus une ferme exploitée au profit de l’hôpital de Saint Julien du Sault.

            Un pont en bois avait été construit en aval, face à la maladrerie, prenant appui sur une ex petite île disparue vers 1970. Ce pont fut emporté par les eaux en 1658.

            Lorsque le calme fut revenu, des religieux se trouvant regroupés vers 1480, l’église isolée fut remise en état en y ajoutant la sacristie sous le règne de Monseigneur Christian le bon archevêque de SENS. L’église d’ARMEAU fut restaurée..

 

            En 1566, le couvent de Valprofonde fut brûlé par les hérétiques. En 1567, Auxerre, attaquée par les catholiques de Tavannes, passa à la ligue. En 1594, Villeneuve fut saccagée par les Huguenots de Tonnerre et c’est seulement à la fin de 1594 que SENS fit à son tour «  son accommodement au roi ».

 

            Les guerres de religion entre catholiques et protestants se manifestèrent pendant une trentaine d’années, avec plusieurs sièges de 1569 à 1594, s’établirent à Saint Julien, Villeneuve et  Dixmont ce qui provoquât la débâcle dans la région, pillage, ruine, peste…..

Les protestants, sujets immigrants de l’Allemagne avec leur chef CALVIN, associés avec les ARMENIENS, sujets hollandais avec leur chef ARMENIUS avaient prêté serment pour devenir des Huguenots.

Durant leur présence, ils se livraient une certaine entente avec les catholiques et auraient fait souche dans la région, certains cimetières en témoignent. Ils furent chassés définitivement par le  GOMARTS en 1641.

           Dès cette époque, la noblesse ayant  repris le dessus, le calme revenu durant un siècle, des progrès furent réalisés.

C’est ainsi qu’autour de 1640, le château de Palteau devint plus confortable.

Cette date est mentionnée sur la souche d’une cheminée. Ce château possède deux corps de bâtiments, l’un ancien, l’autre plus moderne, style renaissance. Il possède un étage et l’ensemble représente une quantité de pièces et il était entouré de fossés avec blasons légendaires. A côté, d’autres bâtiments ayant servi de ferme et entourés d’un parc avec de grands arbres.

            La population était principalement groupée autour du château et vivait dans des bâtiments de fortune ; cependant elle progressait en nombre du fait des nouvelles exploitations et du commerce.

           Vers 1660, sous Louis XIV, Colbert, Marquis de Seignelay, encouragea par primes les entrepreneurs de toute sorte à venir exploiter les oisifs, pâturages, cultures, routes et voies navigables.

                        

             Ceci contribua à un grand changement dans le site. 

 

 

 La nature ne favorisant pas les cultures entre 1700 et 1709 quand gelât la vigne par un grand froid. Ainsi qu’en 1711, le blé. La population avait été alimentée par celle de Cerisier et celle  de Chéroy; cette misère   porta préjudice à la population pendant les années suivantes.

 

     Par contre, si les cultures n’étaient pas florissantes, l’industrie progressait par l’exploitation de l’argile,  à Palteau, pour les briques, au lieu-dit «  les Tuileries », pour la couverture facilitant ainsi la construction des habitations et des dépendances.''

 

     On peut remarquer au château de Palteau sur la partie ancienne et sur la nouvelle, les différentes formes de ces matériaux, de différentes époques.

 

     A ceci on peut ajouter l’exploitation de la craie par des fours à chaux, chauffés avec les fagots pour les besoins de la vigne, les chaulages, les purifications et les constructions.

 

     Le produit de ces industries s’ajoutait à celui de la terre pour l’exportation Ces matériaux étaient transportés et déposés au bord de la rivière, lieu appelé Petit Port, où ils étaient pris en charge par des coches d’eau dont la compagnie siégeait à Auxerre de 1635 à 1840.

 

     Pour s’occuper de ces marchandises, le châtelain avait à sa disposition un maître bénéficié qui, après son décès voyait son avoir attribué au clergé.  Sa demeure semble avoir été l’ancien presbytère. 

 

     Vers le milieu du 18° siècle, la réorganisation par le ministre Trudaine de l’ensemble du réseau routier de la France conduisit à faire passer sur la rive droite de l’Yonne la grand-route qui, depuis lors, relie SENS à AUXERRE et Avallon.

 

     Sur la carte de CASSINI, qui date de cette époque, la route qui allait sur la rive gauche de JOIGNY à SENS a disparu complètement. Seule une route subsiste, qui depuis lors a été désignée sous le nom de Nationale N°6.

 

     Depuis le milieu du 18° siècle, Armeau s’est donc trouvé, et à ce moment là seulement, sur le passage de grands courants de transport allant de PARIS vers le sud-est.

 

     Le calme régna dans la région d’ARMEAU de la moitié du 17 ° siècle jusqu’à la révolution.Celle-ci ne fut l’occasion ni de troubles sérieux ni d’effusion de sang, mais seulement de bouleversements sociaux très marqués.

 

    

     LA VIE AU VILLAGE APRES 1775 
Lorsque les grandes routes devinrent plus sûres, s’y construisirent trois ou quatre maisons basses par des personnes aisées. De nos jours elles sont transformées en maisons de campagne pour la plupart d'entre elles.

 

     Après des années de calme, une partie de la population s’était fixée aux lieux-dits la Maison Blanche et les Panons. C’étaient notamment des bûcherons se trouvant en bordure du chemin reliant la forêt à la rivière. Ils avaient construit des petites maisons avec des pierres de silex, en abondance dans les bois

, d’autres crayeuses provenant des exploitations des carrières calcaires, le tout fixé avec de la terre marneuse, le bâtiment était recouvert de paille. Ces constructions se multiplièrent dans les environs pour remplacer en partie les chaumières.

   

 Sur l’Yonne, des transports fluviaux par « Coches d’eau » avaient été organisés. Un port fluvial avait été créé à AUXERRE ; un relais coche à VILLENEUVE. Une corporation, celle des Nautes, en assurait l’exploitation. Vers 1780, la rivière, que l’on a appelé à partir du 2 ème siècle, Iconi,Icauna, Imgana, Icaunis, Yona, Yone, pour de nos jour s’appeler Yonne, fut draguée. Ceci favorisa le passage des péniches plus importantes avec traction par mulets ou par chevaux sur un chemin de halage bordant la rivière.

 

 

 

 ARMEAU DEPUIS 1789.

 

           

En 1789, a la suite d’un grand mouvement populaire, la vie du site changea de différentes façons.

La dîme ecclésiastique étaient dues par les terres d’ARMEAU à la fois à l’évêché de Sens et à la fabrique de Saint julien du Sault. Cet impôt exaspérait les populations dont le premier acte fut, avant même que fussent prisent à l’assemblée les mesures contre le clergé, de s’attaquer aux églises et aux ecclésiastiques. Beaucoup d’églises furent pillées et c’est ce qui explique la présence actuelle dans de nombreuses fermes de bancs d’églises et de vieilles statues. Le cahier de doléances présenté par la région aux Etats Généraux proteste contre le « CASUEL » qui est odieux, parce qu’après le décès, il prive la famille d’une part importante de son modique héritage ; contre la dîme qui est le plus effroyable des impôts et qui ne sert qu’à entretenir le luxe et la paresse des ecclésiastiques ; S’ajoutaient à celles-ci d’autres doléances tells que celles relatives au trop grand nombre de pigeons des seigneurs et aux rigueurs trop lourdes appliquées aux soldats déserteurs.

Au cours de la période révolutionnaire, la région d’ARMEAU ne connut donc guère que des agitations minimes locales.  

 

          Comme dans les environs, des sujets furent entraînés pour participer à abattre la Bastille à Paris et à faire des déprédations dans la localité. Et comme partout ailleurs, le pilori sur la place publique fut démoli et les archives brûlées.

 

     Ces changements occasionnaèrent la création d' une autre organisation administrative. En 1790, les départements et les communes furent crées.

 

 

          En 1791, les habitants de PALTEAU déposèrent une protestation à l’occasion de l’élection d’un juge de paix à VILLENEUVE.

Ils prétendirent avoir été frustrés de leurs droits électoraux par une feinte levée de l’assemblée primaire, concertée ) l’avance pour que les représentants du hameau fussent absents à l’heure du scrutin.

La même année,  les ouvriers bûcherons d’ARMEAU, de Villevallier, manifestèrent leur indignation d'une sentence prononcée contre eux par le directoire.  Le sieur GREAU de Villeneuve s’était  plaint de ce que ses ouvriers aient abandonné le travail aux coupes de bois parce que les ramilles leur avaient été refusées et se sont opposés à tout embauchage nouveau. L’application d’une ordonnance de 1669 avait été faite, défendant aux ouvriers d’emporter aucun bois. La municipalité avait été invitée à faire respecter l’ordre, au besoin en faisant appel à la force armée.

 

          La commune  d’ARMEAU fut cadastrée en 1824, comme en témoigne l’ancien cadastre, et possède actuellement près de 1000 hectares.

C’est à cette époque que le domaine du château de Palteau  fut distribué à la population et ne conserva que les bâtiments accompagnés d’une certaine surface de terre et de bois.

La plaine des Lambes, comme ailleurs fut transformée après division, en terrains de cultures.

Une grande partie de la forêt devint domaniale, renfermant encore quelques bornes aux armoiries de certains chefs de fiefs.

  EN 1804

           Suite à la séparation de l’église et de l’état, l’ancien presbytère  fut attribué à la commune à charge pour elle de l’entretenir . Le presbytère fut vendu à des particuliers, et l’abbé fut relogé, grâce à une donation dans une maison près de l’église. Cet immeuble a à son tour été vendu à des particuliers.

     Le premier magistrat de la commune fut Monsieur de Richemont, lequel possédait des biens au bourg et demeurait à proximité du hameau de Palteau, lieu qui porte son nom actuellement. Ce fut le départ administratif depuis la révolution . Avec le concours de la population, le bourg fut aménagé assez rapidement et commençait à devenir prospère.

 Vers 1810      

    Entre 1810 et 1815, la localité a été troublée par les troupes, tantôt napoléoniennes, prusses, cosaques, tantôt françaises, commandées par le général de la Tour, ou celles de l’empereur à leur passage pour fournir des vivres et des fournitures.

     La route fut élargie et prit le nom de route impériale pour devenir de nos jours route nationale.

            Pendant la campagne de France de 1814, peu de » troupes fraçaises furent amenées à emprunter l’itinéraire qui traversait Armeau. Cet itinéraire fut suivi par contre par les divisions de Schwartzenberg qui marchait sur paris. Elles stationnaient dans la région et épuisèrent les populations par leurs réquisitions, leurs amendes, leurs menaces et leurs pillages.

Le 8 Mars 1814, Armeau fut traversé par une colonne de 8000 cosaques allant de Joigny à Villeneuve, mais par bonheur, elle ne stationna pas à Armeau.

 

          Le 18 Mars 1815, les habitants se portèrent sur la route pour acclamer Napoléon 1er, rentrant de l’Ile d’Elbe. Ney  l’avait rejoint la veille à Auxerre, où l’empereur avait été accueilli par tout le régiment de dragons du roi rangés en bataille. Les cocardes blanches avaient été remplacées par les anciennes cocardes tricolores, mais tous les officiers du régiment étaient absents. Armeau vit passer le cortège qui marchait à toute bride vers Fontainebleau. En tête roulait la voiture du maréchal DROUOT et immédiatement la calèche de l’empereur, ornée de fleurs et de rubans tricolores. Deux colonels galopaient à hauteur des portières. Deux cent cavaliers seulement constituaient l’escorte. Pendant la nuit qui suivit, les habitants virent glisser sur la rivière une flottille de chalands naviguant difficilement dans l’obscurité. Elle transportait des compagnies d’infanterie embarquées à Auxerre et était astreinte à naviguer même pendant la nuit afin de n’être pas trop distancée par l’empereur. Un de ces chalands devait couler peu après Pont sur Yonne, sans qu’on puisse le secourir. Et des rives de l’Yonne, lorsqu’il chavira, on entendit crier dans la nuit, au ras de l’eau : « Vive l’Empereur », et il y eu ensuite un grand silence.

 
 
En 1832

     A Saint Julien du Sault, le choléra avait pris une forte proportion des sujets des environs.

     Sur cette belle route, modifiée, traversant le pays, les diligences y circulaient et possédaient un relais hôtel retiré à proximité de la route, vers l’église actuelle. Il circulait également des coches d’eau sur la rivière pour le transport des personnes.

     Ce site fut envié par les bourgeois entre, 1832 et 1848 qui firent construire de grandes maisons d’habitation à un étage ; on les reconnaissait par les briques arrondies à la corniche.

 

ARMEAU EN 1862

 

          En 1862, une écluse  en aval du pays fut construite pour modifier le cours de la rivière qui, depuis, a subit des aménagements. Cela favorise constamment la circulation des péniches, lesquelles possèdent des moteurs.

Au barrage d'ARMEAU au KM. maison de l'éclusier. Le barrage sert à maintenir une profondeur suffisante dans le bief pour permettre la navigation et réguler les crues.

Dans la première moitié du 20' siècle, le poste télégraphique distribuait les dépêches à partir de la station située à l'écluse d'ARMEAU.

Le barrage d'ARMEAU, commencé en 1862, a été terminé l'année suivante. L'Yonne y est à faible distance de son embouchure.

 

 

         En 1870, l’invasion allemande déferla sur la région d’ARMEAU après le siège de METZ. En particulier, le 18 Novembre 1870,  600 hommes et 6 canons sous les ordres du major LEHMANN traversèrent le village en direction de Villeneuve. Ils venaient de Saint JULIEN DU SAULT où ils s’étaient fait remettre une amende de 30.000 Frs sous prétexte que les planches avaient été arrachées au pont.

 

 

           Des constructions  modestes furent construites tant dans le bourg que dans le hameau de Palteau. Il a. été formé également plusieurs groupes au Grand Chêne, au Petit Palteau, la ferme de Richmond et divers.

Au centre du bourg, les maisons étaient rapprochées avec cours et passages communs, tant et si bien qu’entre voisins et successeurs, il y avait des divergences.

           La population continuant d'augmenter par la venue de personnes nouvelles, formait des familles, et parfois certains mariages se faisaient entre cousins.

Aux successions, les terres étaient divisées pour la part des enfants et certaines parcelles ne faisaient que quelques mètres de largeur.

Ils les cultivaient avec des ânes ou des chevaux, et avec des instruments manuels.

La localité avait un jour de foire au cours de l'année. A  cette occasion, les petits débits de boissons étaient agités grâce au bon vin du terroir.

 

 

 

            Les premières années à partir de 1900 furent le début du déclin, la jeunesse rejoint en partie les centres pour trouver des occupations. D’autres, avec les personnes âgées continuent les exploitations, marchant au ralenti, en élevant des vaches laitières.


            Le télégraphe en 1901 était installé au bureau de »ARMEAU-ECLUSE ».

    
             Puis ce fut la première guerre mondiale 1914 à 1918 qui provoqua l’endeuillement de nombreuses familles. On peut lire le noms des personnes tuées à la guerre sur le monument aux morts élevé en 1925 en leur honneur, situé en bordure de la route nationale et sur un tableau en pierre dans l’église. Ceux qui ont été prisonniers ou gazés étaient découragés et n’ont repris leurs occupations que lentement. 

Pendant la guerre de 1914 – 1918  , la quiétude d’ARMEAU fut souvent troublée par des détonations d’artillerie au point que les habitants pouvaient se croire à proximité immédiate du front. Il n’en était rien, car il s’agissait de tirs d’instruction d’une école d’artilleurs organisée à Saint Julien du Sault.

    
             Avec le progrès et le développement de l ‘automobile, le pays se trouve sur une route passagère, des hôtels furent aménagés pour favoriser le commerce. Des constructions furent édifiées entre la route et la rivière en direction de Villeneuve sur Yonne.

             La première ligne électrique fut posée par la suite, développée dans le bourg et le hameau, elle a progressé de plus en plus selon les nécessités. Maintenant la localité est fort bien éclairée.

 
Vers 1930  Mise en oeuvre de l'adduction d'eau potable.

 

De 1939 à 1944

          Ce fut la deuxième guerre mondiale;  une occupation des allemands fut sévère à subir.  Sous ce joug,  des mouvements de résistance se sont crées.

             Toute la région fut occupée par les troupes allemandes jusqu’en Septembre 1944, date à la quelle arrivèrent les divisions de l’armée américaine.

 

          Encore une fois d’autres décès furent  portés sur le  monument aux morts. Le nombre des habitants diminuait en forte proportion et le travail marchait au ralenti.

   

 

          La quiétude d’ARMEAU fut souvent troublée par des détonations d’artillerie au point que les habitants pouvaient se croire à proximité immédiate du front. Il n’en était rien, car il s’agissait de tirs d’instruction d’une école d’artilleurs organisée à Saint Julien du Sault.


 

1950 : stations de pompage

 

 

     Vers 1950, la municipalité a fait construire deux stations de pompage, avec canalisations, pour les besoins d’eau potable, à volonté pour les populations et le bétail. L’une prenait l’eau par infiltration de la rivière, au sud du pays, avec un refoulement dans un réservoir enterré de 150 M3.

Sur la hauteur de la pente du coteau Sud. L’autre, avec ses pompes, capte l’eau du ru du veau au fond de la vallée, et  la refoule dans un réservoir construit en hauteur, contenant 50 M3 au grand chêne, pour desservir Palteau.

En 1965, une station de pompage relais a été faite au tournant de  la route conduisant à Palteau, prenant l’eau par vase communicant au réservoir d’ARMEAU, pour être refoulée sur Palteau, renforçant le débit de la précédente installation, et cette demi fin de siècle fut le plus prospère de tous les temps par les rendements de la terre, les industries et le commerce.

C’était un moment calme, sans ennui extérieur ou intérieur. La vie étant stable ce fut la meilleure époque.

Cela a été écrit par les abbés JOURDES et CHANU qui ont commenté la vie des habitants au cours des temps, dans des bulletins paroissiaux intitulés « ARC EN CIEL » imprimés à Saint Julien du Sault.






Remembrement des terres agricoles

 

     Vers 1960, le remembrement des terres au bénéfice des agriculteurs de la localité leur facilita le travail avec leurs nouveaux moyens de traction. Il ne reste que deux grandes fermes possédant une douzaine de bêtes à cornes et des terres cultivées. D’autres plus petites s’éteignent lentement.

 

 

Nombre d’habitants en 1962 

 Au recensement de 1962, 420 personnes habitaient la commune, contre 320 en 1974.

     Un grand nombre d’habitant possédèrent la télévision, s’équipèrent du chauffage central, du téléphone pour leur bien être.

 

 

 

 

     En 1975, des retraités de toutes les branches de la société se sont installés pour leurs jours derniers à Armeau.

     Depuis la deuxième guerre, le progrès continuant à se développer depuis 1950, les habitant des centre ville pour leurs loisirs fuirent vers  les campagnes,, ce qui facilita le commerce dans les localités.

     Armeau et Palteau ,possédant un site  intéressant, se développèrent rapidement sur les pentes et les coteaux. 

    

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